cinéma libertaire

Cycle cinéma du moment : Libertaire, égalitaire, fraternitaire

Du mardi 8 septembre au jeudi 10 septembre 2020 au Vidéodrome2, 49 Cours Julien – 13006 Marseille

mardi 8 septembre 2020 à 20 h 30

L’An 01, de Jacques Doillon, 1973, France, 1h27

Le film narre un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme. La population décide d’un certain nombre de résolutions dont la 1ère est “On arrête tout” et la 2ème “Après un temps d’arrêt total, ne seront ranimés que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable”. L’entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d’une ère nouvelle, l’an 01.

Voir le programme sur le site du Vidéodrome2

mercredi 9 septembre 2020 à 20 h 30

Zéro de conduite de Jean Vigo, 1933, France, 42 min

C’est la rentrée scolaire dans un collège de province. La vie reprend avec les chahuts au dortoir, les punitions traditionnelles, les récréations, les études houleuses et les conflits avec l’administration. Un soir, les pensionnaires décident de se libérer de l’autorité des adultes et déclenchent une révolte. Une œuvre impertinente et iconoclaste, la plus autobiographique de Jean Vigo.

Voir le programme sur le site du Vidéodrome2

L’âge d’or de Luis Buñuel, 1930, France, 1h03

Sur un scenario de Buñuel et Dali des images folles, un film choc qui fut longtemps frappé d’interdiction et provoqua la parution du “Manifeste surréaliste“.

jeudi 10 septembre 2020 à 19 h

Spectacle
Textes libertaires de Gaston Couté à Ferré, de Brassens à Desnos, de Leprest à Artaud

Si vous préférez les vers libres aux exercices imposés
Les semelles de vent aux ceintures de sécurité
Les mètres rubans aux maîtres à penser
Si vous vous méfiez des sinistres du culte
Des armées des gradés
Des voies toutes tracées
Alors avec nous
Prenez les chemins de traverse
Avec Couté, avec Prévert,
Avec Brassens, Leprest, Artaud,
Et quelques autres
Venus pour quelques vers
Sans en compter les pieds… De nez…

Le cinéma libertaire transgresse l’ordre existant avec ses normes et ses contraintes.
Historique, satirique, expérimental et même érotique, il s’exprime dans une joyeuse diversité.

Le cinéma ne se réduit pas à une industrie de divertissement. Il existe aussi une tradition libertaire au sein du cinéma. Des films proposent un regard anarchiste sur le monde. Ils développent une critique des autorités, des institutions, de la répression. Ils proposent une critique de l’ordre existant et recherchent une perspective émancipatrice.

Le cinéma libertaire s’inscrit dans le sillage des avant-gardes artistiques, des dadaïstes, des surréalistes ou des situationnistes. C’est un cinéma minoritaire et marginal mais qui exprime le point de vue de ceux qui sont dépossédés des appareils institutionnels.

Ce fameux monde d’après, dont les moins désireux de voir le monde changer nous rabattent les oreilles, des cinéastes l’ont rêvé, et nous le proposent, joyeusement iconoclastes. Ils nous livrent ces œuvres de destruction massive de l’ordre établi, le plus souvent sans star et avec les moyens techniques parfois les plus rudimentaires.

Ni (Depar)Dieu, Ni (35 milli)Maitres.

Ils sont enfants d’HARA KIRI, artistes surréalistes, jeunes fous, vieux sages.

Qu’est-ce donc qui rapproche le couple Buñuel/Dali, quand ils rêvent de « L’ÂGE D’OR » et le couple Doillon /Gébé qui veulent repenser le monde en « L’AN 01 » ?
Qu’ont en commun les enfants insolents et révoltés , que Jean Vigo accompagne dans leur cour de Re-création, et Michel Picolli « Themroc » initiateur de l’un des plus beaux pétages de plomb social et cinématographique ?

Rien ! époques différentes, démarches toutes marginales et donc incomparables

et pourtant

Tout ! Pépites contestataires, vachardes et libertaires où dans un grand Chamboule-tout sont renversées les valeurs établies dans une joyeuse insolence et sans se prendre au sérieux. Militarisme, patriotisme, religion, autorités sont tournés en dérision. Ce sont des fables satiriques et radicales mais dont les vertus décapantes doivent nous permettre de nettoyer nos cerveaux des couches de conformisme accumulées.

Alors comme le dit le sous-titre de « L’an 01 »
« On arrête tout, on réfléchit »
Et comme le précise le sous-sous-titre
« ET C’EST PAS TRISTE »
PhilG

Tarif de la séance

Entrée libre pour les détenteurs d’une carte RAGE ou SCANNER

PRIX LIBRE

Nous souhaitons que le cinéma demeure accessible à toutes et tous. Nous souhaitons pouvoir porter la singularité de notre modèle de diffusion non commercial.
La curiosité, et le plaisir des images ne doivent pas être un privilège.
Si nous conseillons un prix, 5 euros (celui que nous appliquions jusqu’à présent), ce sera prix libre à partir de janvier 2020, pour toutes les séances organisées et portées par l’équipe de Videodrome 2, signalées en conséquence dans nos supports de communication.

Adhésion annuelle obligatoire de 5 euros (de date à date)