Nouveautés

CAUSERIE

8 février 2020 à 17 heures

Février-Maëlle-Maugendre-Femmes-exil

Femmes en exil

Les réfugiées espagnoles en France 1939 – 1942
par
Maëlle Maugendre

Cira: 50, rue Consolat – 13001

Elles sont entre 75 000 et 95 000 à chercher refuge en France. Des figures subalternes de l’histoire, dans l’ombre de leurs compagnons d’armes. Des femmes dont les trajectoires et les expériences restent invisibles. Lors de la Retirada, l’exode des réfugié·e·s espagnol·e·s antifranquistes au début de l’année 1939, des hommes, mais aussi des femmes et des enfants, traversent la frontière pyrénéenne pour se réfugier en France.

Des centres de triage aux centres d’hébergement disséminés sur tout le territoire, en passant par les camps d’internement pour certaines d’entre elles, les Espagnoles subissent des pratiques coercitives qui les contraignent et les violentent.
Au croisement de l’histoire des femmes, du genre et des migrations, ce livre rend visibles les femmes espagnoles réfugiées en France de 1939 à 1942. Il propose une narration au féminin de l’exode sur le sol français pour faire advenir ces femmes comme sujets politiques sur la scène historique.

Quatre-vingts ans après la Retirada, ce livre met en lumière la dimension résolument politique de ces femmes en exil.

Maëlle Maugendre est historienne. Après avoir travaillé sur le camp du Vernet d’Ariège, elle a consacré sa thèse au devenir des femmes espagnoles réfugiées sur le sol français entre 1939 et 1942. Elle a co-réalisé A posteriori, un film documentaire sur la trajectoire de deux anciens réfugiés espagnols anarchistes en France. Parallèlement à ses activités de recherche, elle est aujourd’hui professeure documentaliste dans un collège de Seine-Saint-Denis.

Femmes en exil : les réfugiées espagnoles en France (1939-1942) par Maëlle Maugendre, Presses universitaires François-Rabelais, 2019. 360 pages. (Migrations). 25 euros. Ce livre sera disponible le jour de la causerie.

Le bulletin n° 45 du CIRA-Marseille – printemps 2019

Bulletin-Couv-N°-45-1

Il y a 80 ans, en février 1939, près de 500 000 Espagnol·e·s, se réfugient en France. C’est la Retirada, la retraite devant les troupes nationalistes du sinistre Franco. Enfants, femmes, vieillards, civils, militaires, républicains, anarchistes, communistes, paysans, ouvriers, originaires de Catalogne, d’Aragon ou du Levant, ils fuient car ils savent que la répression nationaliste sera terrible.

Ils et elles pensaient que la France, réputée être le pays des droits de l’Homme les accueillerait sans problème. Que nenni ! La frontière sur laquelle s’entassaient les réfugiés demeura fermée pendant plusieurs jours. Une fois ouverte, rien n’étant prévu, une partie des réfugiés sont entassés dans des camps de concentration sur les plages du Roussillon : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès. Les conditions y sont lamentables : on y meurt de froid, de faim, de dysenterie. Les réfugiés doivent y construire eux-mêmes leurs baraquements.

Aujourd’hui la France est toujours aussi « accueillante » avec les réfugiés venus du Proche-Orient ou d’Afrique : Jungle de Calais, refus d’accueillir les bateaux des ONG, camps de rétention, expulsions…

Parmi les réfugiés de 1939, se trouvait une enfant de 5 ans : Azucena Rubio. Ce sont ses souvenirs que l’on va lire ici. Elle se souvient parfaitement de la Retirada et des années difficiles d’exil qui suivirent. Ses parents étaient des militants anarchistes. Elle est restée fidèle à leurs idées. Dès 1946, à Paris, elle fréquente le local de la CNT et milite dans les rangs de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL). Pendant plusieurs années, elle s’occupe de son journal CRISOL. Des années plus tard, on la retrouve active au CIRA de Marseille. Elle s’est aussi investie dans la troupe du Théâtre rural d’animation culturelle (TRAC) de Beaumes-de-Venise (Vaucluse). Elle a notamment organisé pour cette troupe, une tournée en Espagne, jouant pour la première fois Révolte dans les Asturies d’Albert Camus.

Pour des raisons de santé, elle a quitté la Provence pour la Bretagne. À peine arrivée, toujours dynamique à 84 ans, avec d’autres acteurs locaux, elle fonde une université populaire dont les premières causeries ont pour thème l’anarchisme.

Ce bulletin est envoyé gratuitement aux adhérent.e.s. Son prix de vente est de 5,50 €, plus 3,50 € de frais de port.

BIBLIOTHÈQUE

catalogue général

suite des acquisitions 2019

Feuille-#223
CALENDRIER

Devant le succès du calendrier 2020, un retirage a été réalisé pour honorer les commandes. À ce jour (13/01) il reste cinq exemplaires.

Le CIRA (Centre International de Recherches sur l’Anarchisme) de Marseille édite comme les années précédentes un calendrier illustré pour financer ses activités. C’est là, notamment que l’on peut trouver et lire directement – pour ceux qui ont de bons yeux – la correspondance d’Alexandre Jacob.
Pour 2020, le calendrier est entièrement consacré à l’honnête cambrioleur. Le document, abondamment illustré, risque fort de devenir collector !
Le prix de l’exemplaire est de 5 euros, 20 euros pour 5 exemplaires.
Les frais de port sont de 3 euros pour un exemplaire ou de 4,50 euros pour 5 exemplaires.

Le chèque à envoyer au CIRA de Marseille (bon de commande en cliquant sur le l’image) ne sera encaissé qu’après l’envoi du calendrier. Et, comme c’est pour la bonne cause, il n’y a vraiment pas de quoi hésiter :

EXPOSITIONS

Chatte libertaire
André-Robèr

6 janvier au 4 mars 2020

Marseille (France)

André ROBÈR – PEINTURES

Théâtre TOURSKY, 16 Promenade Léo Ferré – 13003

Vernissage le 10 janvier à 18h30

André Robèr a choisi d’évoquer le mythe du corps blessé comme trait d’union social. Sa peinture, figurative et abrupte, parfois dérangeante, ne traduit cependant aucun attrait pour la morbidité; sa violence n’est asservie à aucune forme convenue, ce qui donne de l’envergure et de l’ampleur poétique à la vision du monde qu’il nous propose. Jamais dans l’emphase, il est toujours dans l’âpreté du réel. Il se plaît à déborder ce qu’il représente, démesurant et démantelant les apparences; il tord, disproportionne l’anatomie de ses personnages, mais aussi leur visage dont il agrandit les yeux pour que jamais ils n’oublient l’effroi que traduit sur eux l’empreinte du temps. Il n’en conserve que les caractéristiques essentielles: un trait vif et une accélération des couleurs nous emportant au centre même de l’émotion. Les grimaces d’une sarabande sur fond de nuit, une danse sacrilège, une parade de quelque rituel érotique ajoutent du relief et de la vigueur à certaines évidences. Sa peinture nous dit: regardez, vous comprendrez mieux, peut-être…

En mettant ainsi l’humain dans sa nudité universelle entouré d’une nature profuse d’où surgissent des évocations d’animaux, bien souvent des poissons, des oiseaux-chimères et de curieuses bêtes que l’on croise parfois dans les légendes, il nous ouvre des chemins pour que nous puissions partager un peu de sa mythologie intérieure.

Jean-Pierre Cramoissan

blog de la biennale internationale de poésie visuelle:
http://poesievisuelletreizegalerie.blogspot.fr/
le blog de El taller (13) Treize:
http://treize-galerie.blogspot.fr/

Miliciens-de-la-division-Ascaso-toman-à-Almuerzo-sur-le-front-d'Aragon-en-1937;-photo-de-Margaret-Michaelis

29 novembre 2019 au 16 mai 2020

Barcelone (Catalogne) – Gràfica anarquista. Photographie et révolution sociale. 1936-1939

ARXIU FOTOGRÀFIC DE BARCELONA, Plaça de Pons i Clerch, 2

Les archives photographiques de Barcelone et l’Observatoire de la vie quotidienne (OVQ), en collaboration avec la Fondation Anselmo Lorenzo et l’Ateneu Enciclopèdic Popular, présentent Gràfica anarquista Photographie et révolution sociale. 1936-1939.
L’exposition propose une visite du fonds photographique de l’Office de l’information et de la propagande créé par la CNT-FAI à Barcelone pendant la guerre civile dans le but de montrer le nouvel imaginaire de la révolution sociale dans le cadre de la lutte contre le fascisme. .
Les photographies de Kati Horna, Margaret Michaelis, Pérez de Rozas, Antoni Campañà, ainsi que celles d’auteurs inconnus, nous montrent l’espoir d’un monde plus juste et confirment le poids historique de l’anarcho-syndicalisme à Barcelone.

Félix Fénéon peint par Paul Signac

Du 16 octobre 2019 au 27 janvier 2020

Paris (France) – Félix Fénéon. Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse

Musée de l’Orangerie – Jardin de Tuileries – Place de la Concorde (côté Seine) – 75001 Paris

L’exposition montrera les différentes facettes de ce personnage singulier, au physique de quaker et à l’humour pince-sans-rire, qui sut concilier carrière de fonctionnaire modèle, engagement artistique et convictions anarchistes. Chroniqueur, rédacteur à la Revue Blanche, critique d’art, éditeur – il publia Les Illuminations de Rimbaud -, galeriste, Fénéon fut également un collectionneur exceptionnel qui réunit un nombre important de chefs d’œuvre comprenant un ensemble unique de sculptures africaines et océaniennes. Soutien inconditionnel du néo-impressionnisme, découvreur de Seurat, directeur artistique de la galerie Bernheim-Jeune, défendant le fauvisme, le futurisme, Matisse, le rôle de Fénéon sur la scène artistique du début du XXe siècle fut déterminant.

Filmographie 2019

La représentation des anarchistes au cinéma et en littérature a toujours été intéressant dans la manière dont le mouvement est perçu de l’extérieur, mais aussi en ce qui concerne l’attractivité des idées anarchistes pour de nouvelles générations de militant.e.s. En cela elles constituent une continuation de la représentation des mêmes anarchistes, « anarcho-autonomes » et autres par les médias d’information.

Livres, Journaux & Revues

Les livres et revues des listes qui suivent sont manquants dans notre bibliothèque et nos archives. Nous aimerions pouvoir les proposer à nos lectrices et lecteurs . Aussi, si vous les avez chez vous et que vous ne les lisez plus, nous les recevrons avec grand plaisir. Nous pouvons vous rembourser les frais de port.

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