CALENDRIER DU CIRA 2020

Alexandre Marius Jacob

Le CIRA (Centre International de Recherches sur l’Anarchisme) de Marseille édite comme les années précédentes un calendrier illustré pour financer ses activités. C’est là, notamment que l’on peut trouver et lire directement – pour ceux qui ont de bons yeux – la correspondance d’Alexandre Jacob.
Pour 2020, le calendrier est entièrement consacré à l’honnête cambrioleur. Le document, abondamment illustré, risque fort de devenir collector !
Le prix de l’exemplaire est de 5 euros, 20 euros pour 5 exemplaires.
Les frais de port sont de 3 euros pour un exemplaire ou de 4,50 euros pour 5 exemplaires. Le chèque à envoyer au CIRA de Marseille (bon de commande en cliquant sur le l’image) ne sera encaissé qu’après l’envoi du calendrier. Et, comme c’est pour la bonne cause, il n’y a vraiment pas de quoi hésiter :



Fonds bibliothèque CIRA-Marseille

suite des acquisitions récentes


Causeries 19 novembre 2019 à 19h

Novembre-Camus-A-Bresolin-Courriel

AGENDA

Chatte libertaire

15 octobre 2019

Tarn (France) – Festival du film libertaire

Graulhet au cinéma Vertigo – mardi 15/10 à 20h

Projection du film Vivre l’anarchie (2019, 90 min), « Au tournant du XXe siècle, le mouvement anarchiste, en plein essor, influence maints aspects de la vie sociale : syndicalisme, mutuellisme, écologie, végétarisme… La société dominante, bourgeoise, le combat sans merci. Certains anarchistes, lassés d’attendre le « Grand Soir », décident de se lancer, de vivre selon leurs principes. Ils vont donc s’organiser en communautés, en milieux libres, tels qu’ils s’appellent alors, généralement en milieu rural, souvent ouvertes sur des activités « extérieures » en relation avec les populations locales : imprimerie de journaux, de publications, écoles nouvelles, propagande syndicale… » puis débat avec le réalisateur Michel Mathurin.

du 30 septembre au 19 octobre 2019

Adra, Almería (Espagne) – XII Jornadas Culturales libertarias

Toutes les discussions se dérouleront au siège de la CNT, Carril de Cuenca n ° 3, à 20 heures. Le théâtre et le concert acoustique à 21h00

Un large éventail d’activités culturelles constitue le programme de la douzième édition des Journées de la culture libertaire organisées par le centre anarcho-syndicaliste d’Adra. Conférences, présentation de livres, représentation théâtrale, concert acoustique et exposition « Women Free » « Les précurseurs d’un monde nouveau 1936-1939 » constituent le programme de cette édition.  

Une conférence où, comme ils le prétendent de la CNT Abderitana elle-même, imprégnez-vous d’une vision critique de la société d’aujourd’hui et familiarisez-vous avec les concepts politiques de l’anarchisme tels que: gestion autonome, démocratie directe, anti-étatisme, lutte de classe, féminisme, etc. Des valeurs qui doivent sans aucun doute être alimentées pour retrouver une partie de la marchandisation obscène de domaines aussi divers que le politique, le culturel et le social dans lesquels nous sommes immergés.

du 30 septembre au 11 octobre au Centre culturel Adra: « Mujeres Libres » « Les précurseurs d’un monde nouveau 1936-1939 ”.Une exposition qui vise à retrouver l’histoire oubliée de l’organisation Mujeres Libres, groupe autonome de femmes nées au sein du mouvement libertaire en 1936. L’objectif de ces militantes: émanciper les femmes d’un triple esclavage: L’esclavage de l’ignorance contre lequel elles ont développé un travail d’alphabétisation louable. L’esclavage des femmes avec des postulats surprenants pour l’époque avec des revendications actuelles: demande de crèches, de contraceptifs, d’avortements et autres problèmes sociaux.L’esclavage en tant que productrice et promouvoir l’organisation des femmes de la classe ouvrière pour défendre leurs droits.

Le jeudi 8 octobre, Carlos Taibo, professeur de sciences politiques à l’Université autonome de Madrid, présente l’un de ses derniers livres anarchistes d’outre-mer. Anarchisme, indigénisme et décolonisation. Un livre qui étudie la relation entre deux mondes apparemment sans liens pour un observateur sans surveillance, celui de l’anarchisme né dans l’Europe du XIXe siècle, et des peuples autochtones … Mais il n’est pas nécessaire d’aller sur des continents lointains, là aussi, dans l’Europe médiévale, des institutions ancestrales telles que des conseils ouverts, des communes libres, des unions opposées à la logique de compétitivité qui prévaut aujourd’hui et qui avaient comme configuration centrale la démocratie directe et le soutien mutuel .
Le mardi 8 octobre, Elena Verdegay, politologue, nous associe à la conférence Anarcho-féminisme de la Fédération des femmes libres de l’organisation anarcho-féministe. Un complément réussi pour comprendre ce que représentait l’organisation Mujeres Libres.
Le vendredi 11 octobre, Moisés Mato de la compagnie Teatro del Abrazo représente la pièce Salvador Seguí, l’homme qui marchait vers l’utopie. Un monologue où il joue un ouvrier dans une assemblée quelques jours après l’assassinat du leader anarcho-syndicaliste Salvador Seguí.
Le vendredi 18 octobre, Elena Pedrosa, présentera Gentrification et soutien mutuel, où elle réfléchira à ce phénomène urbain qui entraîne l’augmentation des loyers et l’expulsion des anciens habitants du quartier en faveur d’espaces commercialisés à des fins touristiques et pour une classe sociale dotée d’un pouvoir d’achat accru.
Le samedi 19 octobre le concert acoustique du duo corrosif La Bilis Negra.

15, 22, 29 octobre 2019 à 19h 30

Laon (France) – Lancement de l’Université Populaire à l’Étoile Noire

Etoile Noire : 5, rue Saint-Jean – 02000 Laon

Pour lancer cette UPL, le groupe Kropotkine propose un PREMIER CYCLE de réflexions avec Emmanuel Dockès, juriste engagé et professeur de droit à Nanterre.
Lors de sa venue à Laon en mai dernier à l’Étoile Noire, autour de son livre « Voyage en misarchie » le temps a été trop court pour approfondir et discuter les propositions concrètes qu’il a imaginées pour repenser notre société dans tous ses aspects : partage du travail, propriété d’usage, autogestion progressive, élus sans pouvoir, éducation sans années d’études…
Bref, pour imaginer une société désirable, il nous propose un cycle de réflexions en 4 séances : les mardis 8 octobre, 15 octobre, 22 octobre et 29 octobre à 19h30 à l’Étoile Noire.

Pour que tous les savoirs circulent hors des lieux « consacrés ». Et évidemment, c’est gratuit et ouvert à tous.

17 octobre 2019 à 19h

Marseille (France) – Présentation du livre Changer sa vie sans changer le monde de Murray Bookchin

Manifesten – 59 rue Thiers – 13001

« Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d’une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais à tout le moins, elle voulait une révolution – une révolution sociale – sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu’à quelques-uns. Or, sauf à me tromper complètement, les objectifs révolutionnaires et sociaux de l’anarchisme aujourd’hui souffrent d’une telle dégradation que le mot “anarchie” fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive. »

Présentation du livre paru chez Agone par Xavier Crépin (traduction et postface)

18 octobre 2019 à 19h

Marseille (France) – Présentation du livre Les En-dehors par Anne Steiner

Les-En-dehors-2e-edition

Librairie l’Hydre aux mille têtes – 96 rue Saint- Savournin – 13001

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des « en-dehors ». Refusant de se soumettre à l’ordre social dominant, ils rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l’émancipation individuelle doit précéder l’émancipation collective.Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les conduit à inventer d’autres relations entre hommes et femmes, entre adultes et enfants, et à développer un art de vivre transgressif. Leur refus du salariat les conduit à expérimenter la vie en communauté et à inventer d’autres modes de consommation, mais aussi à emprunter la voie de l’illégalisme – dont le périple tragique de la « bande à Bonnot » est la plus célèbre illustration. En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean, arrivée à Paris à l’âge de seize ans, devient l’une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à ce passionnant récit. À ses côtés, nous découvrons tous les acteurs de cette épopée anarcho-individualiste qui ont expérimenté ce précepte de Libertad : « Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchiste ». Exigence que plus d’un paya de sa liberté et même de sa vie.

19 octobre 2019 à 19h

Marseille (France) – Présentation du livre Germaine Berton, une anarchiste passe à l’action par Frédérique Lavignette

Manifesten – 59 rue Thiers – 13001

À partir d’une étude exhaustive et originale de la presse de l’époque, ce livre illustré de plus de 500 documents retrace dans ses moindres recoins la vie emportée d’une femme identifiée par beaucoup, dont les surréalistes, à une héroïne.
Il nous plonge au jour le jour dans le bain politique d’une époque agitée, fait d’affrontements de rue, de péripéties judiciaires et de combats idéologiques féroces entre anarchistes et royalistes.

https://www.lechappee.org/collections/hors-collection/germaine-berton

31 octobre 2019 à 19h30

Morlanwelz (Belgique) – « Sans dieu, ni maître, l’anarchie serait-elle : l’expression du désordre ou l’ordre suprême de la liberté ? »,

La Maison de la Laïcité 2, rue Raoul Warocqué 7140 Morlanwelz

Le groupe belge de la Fédération anarchiste, Ici & maintenant !, participe à la conférence-débat organisée par Picardie-Laïque, une association réformiste où nous comptons quand-même quelques bons et bonnes camarades ! « Sans dieu, ni maître, l’anarchie serait-elle : l’expression du désordre ou l’ordre suprême de la liberté ? » La soirée se déroule dans le cadre d’un cycle d’activités consacré à Léo Ferré : « Entre poésie et anarchisme ».

2 novembre 2019

Amsterdam (Pays-Bas) – Troisième Foire du Livre Anarchiste

Plantage Doklaan 8, 1018 CM Amsterdam

La Foire du Livre Anarchiste d’Amsterdam aura lieu le 2 Novembre 2019. Voici la troisième année consécutive que nous organisons cette foire. Le succès des deux premières éditions nous ont encouragé à continuer ce projet.
Vous pourrez donc nous retrouvez au Dokhuis Amsterdam pour découvrir la vaste sélection de livres, magazines, autocollants, pins et épinglettes, vêtements et plus encore, que nous vous proposerons.

2 novembre 2019 à 20h

Marseille (France) – Soirée Internationale des Fédérations Anarchistes & concerts

The-journal-IFA

la Dar Lamifa, 127 rue d’Aubagne, 13006

20h : Présentation de l’Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA)
21h : Concerts
Gost Bastards (antisurf /// Marseille)
Faux départ (Punk rock /// Lyon)
Prix Libre en soutien au groupe germinal FA

17 novembre 2019

São Paulo (Brésil) – X Foire anarchiste

Espaço Cultural Tendal da Lapa

Cette rencontre internationale accueillera des stands d’éditeurs de livres, revues et fanzines, des débats, des ateliers, des expositions, du théâtre, de la poésie, de la musique…

Plus d’information sur : https://feiranarquistasp.wordpress.com/

Organisé par : Ativismo ABC | Biblioteca Terra Livre | Centro de Cultura Social | Nelca

vendredi 29 novembre 2019 à 20h

Paris (France) -Présentation des Barricades à l’île au diable & Moi, Clément Duval, anarchiste et bagnard par V. Fau-Vicenti et M. Enckell

23 rue Voltaire 75011 Paris (M° Rue des boulets ou Nation)

A l’occasion de la parution des Barricades à l’île du diable (L’Atelier) et de Moi, Clément Duval, anarchiste et bagnard (nada), Véronique Fau-Vicenti et Marianne Enckell viendront présenter ces mémoires de bagnards et d’anarchistes.

Un siècle durant, des dizaines de milliers de condamnés ont été envoyés à la « guillotine sèche ». Rares sont ceux qui ont survécu à l’enfer du bagne, plus rares encore ceux qui ont pu le raconter. C’est le cas de l’anarchiste Clément Duval (1850-1935) qui, en 1887, proclame en cour d’assises le droit de se révolter et d’exproprier la bourgeoisie pour en finir avec l’exploitation. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, déporté en Guyane, il n’a de cesse, pendant les quatorze années passées aux îles du Salut, d’affirmer ses convictions anarchistes. Parvenu à s’évader après dix-sept tentatives, c’est à New York, où il est accueilli par des compagnons italiens, qu’il rédige ses mémoires.
Ce texte est le récit de son quotidien de bagnard. Il y raconte la faim, la maladie, les humiliations mais aussi la résistance au système répressif et sa soif, jamais altérée, de justice sociale et de liberté.

30 novembre au 1er décembre 2019

São Paulo (Brésil) – Festival du film anarcopunk

Plus d’information sur : anarcopunk.org/festival

du 13 au 15 décembre 2019

Mexico (Mexique) – Premier festival Internacional de cine Anarquista

Félix Fénéon peint par Paul Signac

Du 16 octobre 2019 au 27 janvier 2020

Paris (France) – Félix Fénéon. Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse

Musée de l’Orangerie – Jardin de Tuileries – Place de la Concorde (côté Seine) – 75001 Paris

L’exposition montrera les différentes facettes de ce personnage singulier, au physique de quaker et à l’humour pince-sans-rire, qui sut concilier carrière de fonctionnaire modèle, engagement artistique et convictions anarchistes. Chroniqueur, rédacteur à la Revue Blanche, critique d’art, éditeur – il publia Les Illuminations de Rimbaud -, galeriste, Fénéon fut également un collectionneur exceptionnel qui réunit un nombre important de chefs d’œuvre comprenant un ensemble unique de sculptures africaines et océaniennes. Soutien inconditionnel du néo-impressionnisme, découvreur de Seurat, directeur artistique de la galerie Bernheim-Jeune, défendant le fauvisme, le futurisme, Matisse, le rôle de Fénéon sur la scène artistique du début du XXe siècle fut déterminant.

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Du 22 juin au 9 novembre 2019

Carcassonne (France) – Joan Jordà, un peintre libertaire de 1936 à aujourd’hui

Maison des mémoires de l’Aude, 53 rue de Verdun, Carcassonne-11000

Né à San Feliu de Guixols (Catalogne, Espagne) en 1929, il connaît à 10 ans la Retirada, l’exil de milliers de républicains espagnols qui subiront les mitraillages de l’aviation franquiste, les privations, les camps français, le déracinement… Après être passé par plusieurs camps, il s’installe définitivement à Toulouse en 1945. Peintre autodidacte, au fil des années il a créé une œuvre de grande valeur artistique. Sa peinture témoigne d’une engagement contre la violence et les aberrations des pouvoirs totalitaires qui ont bouleversé sa vie. « Bombardements » (1980), « Ménines » (1987), « Majas », « Masques et Visages » (1991), « Personnages cloués », « Corridas », « Egorgeurs » (1998) autant de séries qui jalonnent sa vie d’artiste où violence, déchirement et souffrance sont omniprésents. Seule la thématique des « Nageurs » commencée en 2000 et toujours en exploration semble marquer un apaisement. Lire: Le peintre Joan Jordà raconte sa Retirada

Le bulletin n° 45 du CIRA-Marseille – printemps 2019

Bulletin-Couv-N°-45-1

Il y a 80 ans, en février 1939, près de 500 000 Espagnol·e·s, se réfugient en France. C’est la Retirada, la retraite devant les troupes nationalistes du sinistre Franco. Enfants, femmes, vieillards, civils, militaires, républicains, anarchistes, communistes, paysans, ouvriers, originaires de Catalogne, d’Aragon ou du Levant, ils fuient car ils savent que la répression nationaliste sera terrible.

Ils et elles pensaient que la France, réputée être le pays des droits de l’Homme les accueillerait sans problème. Que nenni ! La frontière sur laquelle s’entassaient les réfugiés demeura fermée pendant plusieurs jours. Une fois ouverte, rien n’étant prévu, une partie des réfugiés sont entassés dans des camps de concentration sur les plages du Roussillon : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès. Les conditions y sont lamentables : on y meurt de froid, de faim, de dysenterie. Les réfugiés doivent y construire eux-mêmes leurs baraquements.

Aujourd’hui la France est toujours aussi « accueillante » avec les réfugiés venus du Proche-Orient ou d’Afrique : Jungle de Calais, refus d’accueillir les bateaux des ONG, camps de rétention, expulsions…

Parmi les réfugiés de 1939, se trouvait une enfant de 5 ans : Azucena Rubio. Ce sont ses souvenirs que l’on va lire ici. Elle se souvient parfaitement de la Retirada et des années difficiles d’exil qui suivirent. Ses parents étaient des militants anarchistes. Elle est restée fidèle à leurs idées. Dès 1946, à Paris, elle fréquente le local de la CNT et milite dans les rangs de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL). Pendant plusieurs années, elle s’occupe de son journal CRISOL. Des années plus tard, on la retrouve active au CIRA de Marseille. Elle s’est aussi investie dans la troupe du Théâtre rural d’animation culturelle (TRAC) de Beaumes-de-Venise (Vaucluse). Elle a notamment organisé pour cette troupe, une tournée en Espagne, jouant pour la première fois Révolte dans les Asturies d’Albert Camus.

Pour des raisons de santé, elle a quitté la Provence pour la Bretagne. À peine arrivée, toujours dynamique à 84 ans, avec d’autres acteurs locaux, elle fonde une université populaire dont les premières causeries ont pour thème l’anarchisme.

Ce bulletin est envoyé gratuitement aux adhérent.e.s. Son prix de vente est de 5,50 €, plus 3,50 € de frais de port.

Respire

Giuseppe Pinelli: une histoire qui nous concerne tous

En préparation du cinquantième anniversaire des événements de la Piazza Fontana et de l’assassinat de Giuseppe Pinelli, le Centre d’Études Libertaires / Archive G. Pinelli a lancé un projet d’ histoire publique intitulé «Giuseppe Pinelli: une histoire qui nous concerne tous» et une campagne de financement pour supporter ses coûts.

Ces dernières 50 années, beaucoup de travail a été accompli, ce qui a notamment conduit à la réfutation des premières versions et des thèses officielles, et à la réhabilitation du « cheminot anarchiste », afin de faire la lumière sur les véritables motivations du massacre de la Piazza Fontana et sur la dynamique complexe qui a traversé cette période intense de l’histoire italienne. Cependant, ce n’est pas une histoire complète : il est toujours essentiel de connaître la dynamique du pouvoir qui a dicté les événements, les hommes qui ont été impliqués, les conséquences qu’ils ont eues à une époque donnée.
Notre projet vise à recueillir des témoignages et des documents sur Giuseppe Pinelli, des informations sur ce qui a été accompli au fil des ans, à mettre à la disposition de tous, les documents rassemblés et à les utiliser, dans le but de construire une histoire commune qui, à travers la figure du « cheminot anarchiste « , peut raconter toute une époque, avec l’intention d’apporter un outil supplémentaire pour l’interpréter.

Pour ce projet, le Centre d’études s’appuie sur la collaboration d’un comité scientifique composé de: Claudia Pinelli, Silvia Pinelli, Giampietro Berti, Nicola Del Corno, Paolo Finzi, Marcello Flores, Mimmo Franzinelli et Lorenzo Pezzica.

Le projet s’articule en trois activités:

• Collection de documents et classement des archives, à partir des documents conservés au Centre d’études et des archives personnelles de Licia Pinelli (documents, lettres, photos, coupures de presse);

• Reconnaissance qui questionne l’impact de l’événement et les mobilisations apparues dans les domaines social, politique et artistique, afin d’identifier les sources et le matériel d’intérêt du projet (mobilisations, enquêtes, initiatives);

• Réalisation d’interviews vidéo rassemblant les témoignages de ceux qui ont vécu les événements et rencontré Giuseppe Pinelli.

L’objectif final du projet est de créer une archive numérique, disponible gratuitement en ligne, qui puisse offrir des pistes de lecture à ceux qui souhaitent en savoir plus ou découvrir l’histoire de Giuseppe Pinelli.

Nous avons besoin de votre soutien pour mener à bien ce projet ambitieux. Vous pouvez nous aider en signalant les documents ou en faisant un don par virement bancaire aux coordonnées suivantes:

IBAN: IT79D0335901600100000139901
Ordre: Association des études libertaires de Giuseppe Pinelli
Raison: Don du projet Pinelli

Filmographie 2019

La représentation des anarchistes au cinéma et en littérature a toujours été intéressant dans la manière dont le mouvement est perçu de l’extérieur, mais aussi en ce qui concerne l’attractivité des idées anarchistes pour de nouvelles générations de militant.e.s. En cela elles constituent une continuation de la représentation des mêmes anarchistes, « anarcho-autonomes » et autres par les médias d’information.

Livres, Journaux & Revues

Les livres et revues des listes qui suivent sont manquants dans notre bibliothèque et nos archives. Nous aimerions pouvoir les proposer à nos lectrices et lecteurs . Aussi, si vous les avez chez vous et que vous ne les lisez plus, nous les recevrons avec grand plaisir. Nous pouvons vous rembourser les frais de port.