Conférences organisées par VOLTAIRINE ET SES AMI.ES à Lorient 56100

Puis, le 23 février, Gaetano MANFREDONIA reviendra à Lorient pour nous parler de « La représentation de la femme dans la chanson politique et sociale en France » .

Suivront, en mars, Armelle MABON, historienne, sur Violences institutionnelles et judiciaires et harcèlement moral.

En avril ou mai, les Femmes de Plogoff et leur combat anti-nucléaire victorieux, seront à l’honneur

En juin, Marianne ENCKELL viendra probablement tout exprès de Lausanne. Quelques dates  et lieux restent à compléter…

Nous terminerons cette nouvelle saison par la troisième édition de la F3L (Foire aux Livres Libertaires de Lorient), dont nous aimerions qu’elle devienne emblématique.


ilDeposito – NOTRE « MANIFESTE » CULTUREL ET MUSICAL

ilDeposito.org est un site internet qui vise à être une archive de textes et de musique de chants de protestation politique et sociale, des chants qui ont toujours accompagné la lutte des classes opprimées et du mouvement ouvrier, qui représentent un patrimoine politique et culturel de valeur fondamentale, à préserver et à faire revivre.


Dans ces chants est enfermée et rassemblée la tradition, la mémoire des luttes politiques et sociales qui ont caractérisé l’histoire, en Italie mais pas seulement, avec toutes les contradictions typiques du développement historique, politique et culturel d’une société.


De la Révolution française au risorgimento, en passant par les chants antipiémontais. Des hymnes anarchistes et socialistes du début des années 900 aux chants de la Grande Guerre. De l’après-guerre, aux chants de la Résistance, en passant par les chants antifascistes. Et puis l’après-guerre, la reconstruction, le « boom économique », les luttes étudiantes et ouvrières de la fin des années 60 et des années 70. La période du reflux et enfin le monde actuel et la « globalisation ». Chaque période a eu ses chants, qui sont plus que de simples bandes sonores : ce sont de véritables documents historiques qui nous permettent d’entrer au cœur des événements, en passant par des chaînes non traditionnelles.


Notre approche théorique reprend donc la définition par De Martino et Gianni Bosio de la culture populaire en tant que culture indépendante de la culture dominante, qui a tendance à porter les valeurs et les façons de concevoir le monde des classes au pouvoir. Le contenu du dépôt, à notre choix, a toujours un contenu politique ou en tout cas de « dénonciation sociale ». Bref, il n’y a pas de chants de la tradition orale et populaire avec un contenu qui n’est pas comme celui qui a tendance à être défini.


Nous savons que ces catégories ne peuvent jamais être définies de manière absolue et pérenne, mais ce sont des catégories dialectiques, qui changent dans le temps et l’espace. Mais, aux fins d’un travail de collecte et de réintroduction comme celui que nous portons, ces catégories ont certainement leur propre fonctionnalité, et c’est dans cet esprit que nous les utilisons. En ce qui concerne la relation avec la musique populaire, il y a certainement des chansons populaires, mais, comme le titre le dit du site, des chansons de protestation politique et sociale. C’est pourquoi les chants nettement politiques de la grande « famille » de la musique populaire sont présents, dans le sens auquel on a déjà fait référence.


Le répertoire et la tradition auxquels il est fait référence, pour les chants de la Seconde Après-guerre, sont ceux liés d’une part aux recherches effectuées par le groupe Cantacronache d’abord, et du Nouveau Cancionier italien par la suite. De l’autre côté, la nouvelle chanson politique a suivi, certainement liée à la fois à l’expérience des Cantacronache et du Nouveau Canzoniere Italiano. Mais aussi le répertoire des nombreux Canzonieri directement liés aux réalités de la lutte de ces années (je fais référence au Canzoniere Pisano, au Canzoniere del Proletariato, etc).


En revanche, il ne s’agit pas, comme déjà mentionné, d’une collection générique de chants politiques. De grandes ausences s’attendraient : le répertoire de Guccini, de De Andrè, ou de De Gregori, et bien d’autres (répertoire qui nous est loin d’être indifférent !). Il y a une raison à cette « lacune ». Il y a des limites objectives, comme le manque physique de personnes qui collaborent sur le site, car l’élargissement des archives dans ce sens serait une lourde charge de travail. Mais nous pensons aussi que des auteurs-compositeurs comme Guccini, De Andrè etc, ont (à juste titre) eu leur place dans les médias, à la télévision, dans les magasins de disques, dans les librairies et même sur internet. Notre engagement est donc de valoriser et de proposer un brin de la chanson de protestation qui est désormais pratiquement ignoré par certains canaux, tant culturels que commerciaux. Pour certains, cela peut sembler un choix non acceptable, mais nous pouvons vous assurer qu’il s’agit d’un choix conscient et motivé.


Ce que nous espérons, c’est que le Dépôt et tous les projets promus, puissent servir à la redécouverte, à la diffusion et à la valorisation de ce répertoire, non seulement comme une récupération d’un matériel passé et lié à des expériences historiques passées, mais aussi comme un stimulus pour la reprise d’un chant politique qui est en quelque sorte lié à une tradition existante, une tradition importante et significative.

CHANTS DE LUTTE ET RÉVOLUTION

Quand les gueux, les sans-noms, les crève-misères, etc., se mettent à reconnaître leur ennemi social, bourgeois, riches, profiteurs, curés, patrons, militaires, politiciens, etc., qui vivent de leur sueur… alors le vieux monde vacille sur ses bases et notre chant de libération clame, en mille langues, en mille lieux, que les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes, qu’ils ont un monde à gagner.

Mais les nantis et les exploiteurs se défendent. Ils ont intérêt, de façon antagonique à la nôtre, à entretenir notre amnésie sociale, à occulter nos incessantes résistances, à réécrire sans cesse l’histoire réelle de notre vie. Ce qu’ils appellent « culture » est une puissante arme de distraction massive !

Anarchie, vous avez dit anarchie
Gaston Couté
Georges Brassens

et bien d’autres chants : https://www.cira-marseille.info/wp-admin/post.php?post=25726&action=edit

En Suisse, LE TIC TAC DE L’ANARCHISME, documentaire d’ARTE

Voir la vidéo ici

Le 12 avril 2024 à 19h, présentation par GOLO de l’intégrale de son récit graphique « ISTRATI ! À L’AMITIÉ » à la librairie Quilombo, Paris 13011

C’est la reprise de notre cycle des « Étoiles Noires » ! Et celle-ci sera consacrée à Panaït Istrati, prince des vagabonds que l’on redécouvre en ce début d’année grâce la réédition en un volume de la biographie dessinée de Golo, Istrati ! À l’amitié (Actes Sud) – Discussion à partir 19h avec Golo, Christian Delrue et Sidonie Mézaize, et Concert de Kyra invite Yorgos et Mehmet Dupont à 21h // dans la librairie (23 rue Voltaire, Paris XIe, m° Rue des boulets ou Nation).

https://librairie-quilombo.org/istrati-version-integrale

https://www.actes-sud.fr/contributeurs/golo


samedi 13 avril, ​Panaït Istrati et Nikos Kazantzaki ​seront présents dans la programmation du Festival du Livre de Paris :

Rencontre organisée par l’Institut culturel roumain et le Centre culturel hellénique le samedi 13 avril 2024 de 10h à 11h sur la grande scène Suffren avec Christian DelrueGolo et Michalis Patsis, Modérateur Ulysse Baratin. Ensuite Golo dédicacera Istrati ! à l’amitié sur l’estrade Suffren de 11h à 12h. Lien : www.festivaldulivredeparis.fr/fr/programmation/view/729/panait-istrati-vagabond-cosmopolite.