La Biennale anarchiste de Madrid : samedi 10 octobre 2020

La Biennale anarchiste de Madrid est née dans le but de relier les théories et les pratiques libertaires, de sortir de nos espaces confinés et de construire de véritables alternatives avec lesquelles nous pouvons nous enrichir dans notre recherche d’une transformation sociale radicale.

Bien que nous soyons dans un moment de blocus et de démobilisation, nous pouvons actuellement trouver des collectifs, des individus et des communautés qui illustrent par leurs luttes l’idéal anti-autoritaire et horizontal. Ces expériences remettent en question le pouvoir établi et démantèlent l’idée de plus en plus répandue selon laquelle les pratiques anarchistes devraient être reléguées aux livres d’histoire comme des exemples ratés et romantiques de théories utopiques et dépassées.

En ce moment de contrôle social où les luttes révolutionnaires sont en plein recul, nous considérons qu’il est prioritaire de partager et de débattre de ces expériences. Nous avons l’intention d’être encouragés et de recevoir de nouveaux outils pour sortir du gouffre dans lequel toute une tradition de lutte semble se noyer dans notre ville. Face à ce que nous comprenons comme une nouvelle restructuration capitaliste, plusieurs personnes pensent qu’il est nécessaire de créer un espace qui rassemble ces expériences qui sont vivantes aujourd’hui, qui luttent contre l’oppression raciale, de genre, de classe et environnementale… et qui construisent, jour après jour, de nouvelles façons de comprendre et de vivre la réalité qui sont plus justes, égalitaires et horizontales.

C’est pourquoi notre projet est d’organiser une conférence tous les deux printemps où seront rassemblés des livres, des témoignages, des interviews, des débats et toute autre stratégie de communication qui pourrait nous aider à avancer sur cette voie.

Compte tenu de la situation actuelle, nous commencerons ce voyage par une série d’entretiens et de courtes interviews, qui nous aideront à présenter le projet et à établir un lien avec les expériences des luttes actuelles. Ces conférences, prévues pour octobre 2020 et janvier 2021, seront réalisées (compte tenu de la situation actuelle) en format numérique.

Nous espérons fournir une impulsion et des outils qui contribueront à réactiver les forces de lutte dans nos quartiers et à promouvoir une culture de lutte qui puisse relever les défis du présent.

  • Diffusion : Nous voulons être un petit intervenant pour les projets et les expériences qui viennent d’en bas.
  • Autogestion : parce qu’il existe une autre façon d’organiser et de créer des réalités alternatives, stables et durables.

Soutien mutuel : Expériences de solidarité, de coopération, d’organisation et de résistance.

Premier semestre anarchiste de Madrid, samedi 10 octobre 2020

Sur le chemin de la célébration de la première Biennale anarchiste de Madrid, nous allons tenir différentes étapes en préambule. Le 10 octobre 2020, nous organiserons la première Biennale anarchiste de Madrid, dans un format 100% à distance, diffusé en direct à partir de 11h00

En raison de problèmes de santé publique, et compte tenu des difficultés à obtenir un espace ouvert et suffisamment large pour réaliser l’événement, nous avons décidé que cette première édition du Semestre anarchiste sera développée par le biais de vidéos diffusées en différé.

Pour voir chacune des vidéos, veuillez entrer le lien suivant sur la date et l’heure (à partir de Madrid) :
https://www.youtube.com/channel/UC3wZYEoJoVcHCVds0H89Jhw

Programme du 1er semestre (A)

° (12:00) “Les femmes au travail à El Raval”
Par Dolors Marín Silvestre – Expériences d’éducation, de liberté de pensée et d’organisation des femmes travailleuses du Raval de la fin du XIXe siècle aux années 1930

° (17:00) “Entretien avec le groupe Kairos” (camp de réfugiés de Moria, île de Lesbos, Gracia)
Soutien mutuel et résistance communautaire en mouvement, depuis le plus grand camp de réfugiés d’Europe.

° (19:00) “Combattre en temps de pandémie”
Après tous ces mois de pandémie, qui ont touché inégalement les territoires et les classes sociales, que reste-t-il de tous ces conflits ouverts ?

Vive l’anarchie !